Forum Dialogue social URIF-CFTC : “Etre représentant du personnel en 2022”

L’URIF-CFTC, en partenariat avec Livingstone Expert CSE, a le plaisir de vous inviter à son forum Dialogue social : “Etre représentant du personnel en 2022”.

Le LUNDI 27 JUIN 2022 de 9h à 17h, à l’hôtel Best Western Ronceray Opéra 10 bd Montmartre 75009 Paris

(Métro ligne 8 ou 9 Grands Boulevards/Richelieu-Drouot)

AU PROGRAMME DE CETTE JOURNEE :

  • Qui sont les acteurs du CSE ?
  • Quelles sont leurs attributions ?
  • Quel constat après une mandature sur le fonctionnement d’un CSE ?
  • Quelles sont les spécificités du mandat d’un membre élu du CSE ?
  • Quelles spécificités sur les informations consultations récurrentes et ponctuelles ?
  • Quel recul sur les recours du CSE en cas de non-respect des règles par l’employeur ?

S’inscrire ici : FORUM DIALOGUE SOCIAL URIF-CFTC / LIVINGSTONE – 27 JUIN 2022 (google.com)

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RENCONTRE AVEC PATRICK BAJIC

RENCONTRE AVEC PATRICK BAJIC   Être assisté pendant un licenciement ou une rupture conventionnelle est un droit encore parfois méconnu, c’est la mission du conseiller du salarié, une personne bénévole vers laquelle les salariés qui n’ont pas de représentant du personnel dans leur entreprise peuvent se tourner. Nous avons rencontré Patrick Bajic, conseiller du salarié sur Paris qui nous explique l’importance de sa mission. Patrick Bajic, est un homme actif et impliqué auprès des salariés depuis de longues années. Dès le début, il s’est engagé aux côtés de la CFTC : « Les valeurs de la CFTC me correspondaient car c’est un syndicat de négociation. Je considère en effet que le dialogue est un point essentiel de l’échange social. C’était vrai quand je me suis engagé il y a 15 ans, c’est encore vrai aujourd’hui. » Après avoir endossé de nombreuses missions syndicales, il est aujourd’hui vice-président SNEPS CFTC et Secrétaire général adjoint UD CFTC Paris. Il y a 6 ans, il a souhaité donner un nouveau souffle à son engagement : il est devenu « conseiller du salarié » sur Paris. « J’avais à cœur de pouvoir accompagner des salariés qui n’ont pas toujours accès aux partenaires sociaux ou à une aide juridique au sein de leur entreprise mais qui pour autant, ont besoin d’être accompagnés dans des moments cruciaux de leur vie professionnelle. Fort de mon expérience j’ai pensé que je pouvais être utile. » Cette mission est exigeante mais c’est ce que qui me motive Car les conseillers du salarié ont deux missions essentielles : ils assistent et conseillent gratuitement les salariés, sur leur demande, soit au cours de l’entretien préalable au licenciement, soit au cours du ou des entretiens préparatoires à une rupture conventionnelle du contrat de travail. « Cette mission est exigeante mais c’est ce que qui me motive. J’aime le challenge qu’elle représente. En effet, quand vous êtes conseiller du salarié, vous êtes seul à l’accompagner. Il faut savoir que les gens qui font appel à nous ne sont pas toujours au fait du dialogue avec les partenaires sociaux, soit à cause d’une méconnaissance ou d’une crainte de l’une ou l’autre des parties. Cela peut compliquer certaines situations mais c’est ce qui est stimulant ». Cette mission demande donc une bonne dose de savoir faire, une solide connaissance juridique, et naturellement de l’empathie. « Si j’avais un conseil pour ceux qui souhaitent se lancer dans cette mission, c’est de ne pas le faire trop tôt. Il me semble important d’attendre un peu pour gagner en expérience. Ce n’est pas une mission que l’on peut remplir sereinement si l’on n’a pas pris la pleine mesure des enjeux. Il faut avoir déjà une bonne expérience des entretiens ou avoir défendu déjà des salariés au sein de son entreprise. » En écoutant Patrick Bajic, on comprend que la mission du conseiller du salarié peut être dans bien des cas plus large : « Nous sommes parfois sollicités pour de la médiation ou pour du conseil en amont d’une procédure, nous sortons parfois du cadre strict de nos missions. » Si la procédure mise en place par Patrick Bajic en tant que conseiller dans le cadre d’un licenciement ou d’une rupture conventionnelle est bien réglementée par le code du travail, chaque cas est différent car, le conseiller intervient auprès de tous les salariés et ce quel que soit le corps de métier. Cette diversité des situations est d’autant plus vraie sur Paris où il y a un grand nombre d’entreprises et de situations spécifiques auxquelles il est important de s’adapter très rapidement. Il est donc indispensable d’échanger longuement en amont avec la ou le salarié qui a besoin d’un conseiller. La mission du conseiller du salarié est une mission qui engage « Nous avons des comptes à rendre auprès du ministère du travail » précise Patrick Bajic. « Nous devons rendre un bilan de nos activités car notre mandat nous est donné par le ministère du travail. Si notre mission n’est pas réalisée convenablement, notre mandat peut nous être retiré ou ne pas être renouvelé. » Car le mandat d’un conseiller n’est pas électif, il est accordé par le ministère du travail sur proposition du syndicat. Donc syndicat et Ministère du travail sont garants de la qualité de la mission. Pour mener à bien sa mission, un conseiller dispose de 15h par mois d’activité. « Ce crédit d’heures vous est donné au moment où vous exercez ». Tout doit être précisé car c’est le ministère du travail qui va rembourser l’employeur les heures passées par le conseiller du salarié dans le cadre de sa mission. Quand on demande à Patrick Bajic si après 6 ans dans son rôle il souhaite renouveler sa mission en tant que conseiller, il répond oui sans hésiter : « C’est une mission extrêmement riche à titre  personnel, car on a un sentiment d’utilité. On aide les gens au moment le plus difficile pour eux qui est lié à une cessation d’activité professionnelle. Nous devons être leur « avocat » pendant la procédure face à leur employeur. Nous avons un vrai rôle d’assistance. C’est durant cet entretien que nous devons donner le meilleur de nous-mêmes en utilisant le contexte réglementaire et juridique mais aussi notre talent oratoire pour défendre les gens. N’oublions pas que c’est un entretien qui est extrêmement déstabilisant pour un ou une salarié-e. Notre rôle est donc essentiel. Nous adaptons toujours notre mode de défense en fonction du souhait du salarié. Veut-il ou non rester dans l’entreprise ? Selon la réponse que nous obtenons notre stratégie de défense ne sera pas la même. Je crois que notre rôle est important, et qu’il est essentiel de le faire avec rigueur pour la crédibilité de la mission qui nous est accordée. » conclut Patrick Bajic Comment prendre contact avec un conseiller du salarié ? Il est stipulé de manière obligatoire dans la lettre de convocation d’un ou une salariée à un entretien préalable de licenciement ou de rupture conventionnelle que le salarié peut être se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise. Dans les entreprises dépourvues d’institutions représentatives du personnel, le salarié peut se faire assister : soit par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise ; soit par un conseiller du salarié choisit sur une liste dressée par la Direccte dans chaque département. La liste des conseillers peut être consultée à l’Inspection du Travail de chaque département d’Ile-de-France et dans la mairie de chaque arrondissement parisien. 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INTERVIEW LÉA WEBER – INFIRMIÈRE

INTERVIEW LÉA WEBER – INFIRMIÈRE   Léa est infirmière dans un hôpital public parisien depuis 2 ans. Polyvalente au sein de son hôpital elle a été en première ligne quand la vague COVID 19 a déferlé. Elle revient sur ces deux mois qui ont tout changé. Léa a toujours été entourée par des professionnels de santé. Sa maman est infirmière anesthésiste et beaucoup de membres de sa famille sont dans le médical. Devenir infirmière était une évidence. Rien ne l’avait préparé à ce qu’elle a vécu. À quel moment avez-vous réalisé qu’une crise arrivait ? Très honnêtement, au début nous n’avons pas pris la mesure de ce qui nous arrivait. On pensait que nous ferions face à une grippe saisonnière, peut-être plus importante, mais nous n’aurions jamais pu envisager l’ampleur de la crise que nous venons de traverser et la manière dont ça allait chambouler nos vies. En tant que membre de l’équipe soignante, avez-vous été informée avant le grand public ? Non, nous avons eu l’information en même temps que tout le monde de la catastrophe que ça allait être. Nous n’avons pas été prévenus en avance. Nous n’avions pas d’information sur ce qu’il se passait dans le grand Est. Nous ne savions rien. Je pense que nous aurions pu être mieux préparés et mieux informé car quelqu’un savait forcément. Avez-vous été surprise par la rapidité avec laquelle le virus s’est répandu ? Tout à fait. En une semaine tout à basculé. Au moment du confinement les choses ont radicalement changé et nous avons mesuré la violence de la crise et la gravité de la situation. Comment votre hôpital a-t-il réagi ? Là encore tout a été extrêmement vite. Quelques heures après l’annonce du confinement tout a été bouleversé et tout le circuit de l’hôpital a été réorganisé ce qui nous a permis de mieux identifier les patients COVID avant même l’entrée dans l’hôpital et de les isoler, soit chez eux s’ils n’avaient pas de signes aggravants, soit en les hospitalisant si les signes étaient sérieux. Je dois avouer que la réorganisation de l’hôpital a été extrêmement rapide et s’est très bien passée. Sur ce point il n’y a vraiment rien à dire. Au sein de votre hôpital aviez-vous suffisamment d’équipement ? Comme beaucoup nous avons manqué de masques et de surblouse. Les masques que nous avions été périmés. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué pendant cette période ? Comme pour beaucoup d’infirmières ce qui m’a marqué c’est le nombre extrêmement important de décès et de voir partir tous ces patients dans des conditions extrêmement dures. Les patients mouraient seuls, sans leur famille. Nous avions tous un sentiment d’impuissance. Quel bilan faites-vous de cette période ? J’ai avant tout envie de retenir l’incroyable organisation que mon hôpital a mise en place. Ça s’est très bien passé. Nous n’avons jamais manqué de personnel, nous étions parfois trop dans les services, ce qui n’arrive jamais. C’était assez confortable. L’autre chose que je voulais souligner et qui m’a marqué c’est la solidarité au sein des équipes. On se soutenait et c’était même mon plus gros soutien durant cette période avec celui de ma mère qui est infirmière. On en parlait beaucoup ensemble. Le point noir a été le manque de matériel. C’est ce qui a été le plus dur et le plus pesant. Il fallait que l’on compte nos blouses ou nos masques, bref nous n’avions pas l’impression de travailler en sécurité. Et aujourd’hui ? Aujourd’hui, les choses se calment mais nous restons prudents. Avez-vous des attentes particulières de la part du gouvernement ? Oui comme beaucoup nous attendons plus de ressources humaines et matérielles et bien sûr plus de considération. Mais avant tout nous voudrions pouvoir faire notre métier correctement dans de bonnes conditions et ce n’est pas le cas. Est-ce que cette période a changé votre regard sur votre métier ? Oui. Je me pose beaucoup de questions et je me suis dit que si les choses ne changeaient pas maintenant elles ne changeraient jamais. Si le gouvernement ne prend pas la mesure de nos attentes alors je ne pense pas que je continuerai car je n’aurais plus d’espoir. Je reprendrai peut-être mes études. Pour l’instant, je veux prendre le temps de la réflexion. Continue reading “INTERVIEW LÉA WEBER – INFIRMIÈRE”

RENCONTRE AVEC AURÉLIE LEFÈVRE : AIDE-SOIGNANTE DANS UN EHPAD DU 92

RENCONTRE AVEC AURÉLIE LEFÈVRE : AIDE-SOIGNANTE DANS UN EHPAD DU 92   Aurélie Lefèvre est une aide-soignante dynamique et impliquée, militante CFTC depuis 2007. Depuis 20 ans elle travaille en EHPAD par vocation. Elle fait partie de cette première ligne de soignants qui n’ont cessé d’être aux côtés des personnes âgées. Aujourd’hui, Aurélie est en colère et nous explique pourquoi. « Oui je suis en colère car de nombreux drames auraient pu être évités ». Aurélie a toujours souhaité s’impliquer auprès des personnes âgées. Depuis 20 ans elle travaille au sein du même établissement dans lequel il y a 200 résidants. « Il y avait 200 résidants » rectifie Aurélie et cette précision à toute son importance. « Dès le début du mois de mars nous entendions parler de ce virus mais sans avoir conscience de sa gravité. Et tout a vraiment commencé pour nous le 11 mars avec le premier cas testé positif au sein de notre établissement. À partir de là le chaos s’est mis en place. » En seulement quelques jours, Aurélie a été témoin de la propagation du virus au sein du son l’établissement. Pas de prise de conscience de la gravité du virus, consignes de protection floues, matériels restreints, manque de tests, la propagation du virus semblait inévitable et les équipes ont été rapidement débordées et les résidents touchés. À l’annonce du confinement Aurélie et ses collègues ont là encore dû s’adapter en urgence car les résidents devaient rester isolés dans leur chambre. « Ça a été très dur, car il a fallu repenser notre manière de faire et psychologiquement très compliqué car une maison de retraite, c’est avant tout un lieu de la convivialité. Les repas sont pris ensemble, les activités sont communes. Là, du jour au lendemain tout s’est arrêté. Les résidents ont été confinés dans leur chambre sans vraiment toujours comprendre pourquoi. » Aujourd’hui, Aurélie est en colère car elle aussi n’a pas été épargnée et dès le 20 mars elle a ressenti les premiers symptômes, fièvres, courbatures « mais on m’a laissé travailler », précise-t-elle. « Je n’ai été testée que le 26 mars et le 27 mars j’apprends que je suis positive. Mon médecin m’isole immédiatement pendant 14 jours ». Mais l’annonce des résultats laisse Aurélie amère et frustrée car elle ne peut s’empêcher de penser que – peut-être – elle a pu contaminer des patients. “Oui je suis en colère car ni les résidents ni le personnel n’ont été pris en considération.” C’est début avril que tous les résidents ont été testés et que « l’organisation COVID » s’est mise en place. « Oui je suis en colère car ni les résidents ni le personnel n’ont été pris en considération. Il aurait fallu agir immédiatement, dès le premier cas. Je suis en colère car dès le départ, j’ai demandé un qu’un CHSCT extraordinaire afin que nous puissions nous organiser au mieux et le plus rapidement possible. Ma demande a été refusée. Je ne pouvais pas rester sans rien dire. Je voulais agir. » Aurélie décide alors d’écrire à la CFTC UD 92 pour leur faire part de son ressenti et de son traumatisme « Les équipes de la CFTC ont été formidables, elles m’ont soutenue et accompagnée. C’était une période très dure moralement. Ma direction n’a pas été au rendez-vous, ce qui a renforcé ma déception. Ce ne sont pas des soignants, ils n’ont pas été capables de prendre la mesure de ce qui nous arrivait suffisamment tôt. Nous avons déploré 60 décès en un mois certes, peut-être pas tous du COVID mais il faut savoir que c’est le nombre de décès que nous déplorons habituellement en une année, donc sincèrement je m’interroge. » Aujourd’hui, le virus circule encore au sein de la maison de retraite. Des tests mettent en lumière des personnes asymptomatiques que ce soit au sein des résidents ou des équipes soignantes. Elles sont alors immédiatement isolées. La situation est en passe d’être maîtrisée et un début de déconfinement se met en place. “Tout au long de cette période j’étais en détresse et la CFTC m’a beaucoup soutenu” « Tout au long de cette période j’étais en détresse et la CFTC m’a beaucoup soutenu. J’ai eu énormément d’appels suite à mon mail. Encore aujourd’hui je suis en contact avec les équipes qui prennent de mes nouvelles régulièrement. C’est très réconfortant. » Son engagement militant est intact et elle ne regrette pas de s’être tournée vers l’UD 92. « Beaucoup de mes collègues sont venus me voir pour me remercier d’être intervenue auprès de la CFTC. » Aurélie ne sort pas indemne de cette période. Au-delà de la fatigue physique elle est aussi épuisée moralement et sa vision du métier a changé. « Ce qu’on a vécu était tellement dur que je me demande si je serai capable de tenir encore le coup encore 20 ans. Mais c’est un métier que j’aime, qui me fait me sentir utile, alors malgré ces difficultés je suis encore contente d’aller travailler. » “Oui je suis en colère, mais je continue, car j’aime mon métier avant tout.” Continue reading “RENCONTRE AVEC AURÉLIE LEFÈVRE : AIDE-SOIGNANTE DANS UN EHPAD DU 92”

Santé au travail : La CFTC passe à l’action chez Western Union

SANTÉ AU TRAVAIL LA CFTC PASSE À L’ACTION CHEZ WESTERN UNION La question de la santé au travail est un sujet majeur au sein des entreprises, mais souvent inégalement pris en compte en fonction de la taille de l’entreprise ou de son secteur d’activité. Nous avons rencontré Marie-José Bautista, Responsable de section syndicale au sein de Western Union Banque et Christophe Maratray, Secrétaire général adjoint à la Protection Sociale pour la région Île-de-France, pour nous parler de ce sujet sensible encore mal géré dans de nombreuses entreprises.     « Je suis responsable de section au sein de Western Union Banque. Au cours de ces trois dernières années, certains de mes collègues sont venus spontanément et régulièrement me voir pour échanger sur leur mal-être au travail ou les difficultés rencontrées. Ils sont soumis à une pression constante et sont confrontés à des incivilités régulières de la part des clients. Certains font face à une fatigue psychique profonde. Cela m’a fait réagir et j’ai pris conscience que je devais aller plus loin dans mon engagement afin de faire bouger les lignes et changer les choses. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de me présenter aux prochaines élections du CSE (Comité Social et économique) de Western Union Banque pour pouvoir agir pleinement. Christophe Maratray m’accompagne en m’apportant son soutien et ses conseils », nous explique Marie-José Bautista. Avant de se lancer, Marie-José a souhaité s’investir dans un cycle de formations pointues dispensées par l’Organisme de formation agréé de la CFTC. « Marie- José a à coeur d’être la plus compétente possible, c’est la raison pour laquelle elle a suivi les formations mises en place par l’URIF et les UD pour être efficace et toujours plus pertinente dans l’accompagnement des salariés, et leur défense », précise Christophe. Car, quand on évoque le thème de la santé au travail, on parle de handicap, de maladies, d’un stress qui fréquemment mène au burn-out, mais pas seulement… Le sujet est vaste et bien souvent mal appréhendé dans l’environnement professionnel malgré de la bonne volonté, mais sans beaucoup de résultats. Bien que concernée et impliquée, Western Union n’échappe pas à la règle. Le chemin de la prévention et de l’écoute est encore long et les actions mises en place sont souvent jugées insuffisantes par les salariés. Les formations proposées par Western Union sont réalisées en e-learning et parfois en présentiel, les sujets ne sont donc pas toujours traités en profondeur et sont dans certains cas déconnectés de la réalité du terrain. « Les formations sur la prévention peuvent et doivent encore progresser pour être performantes », affirme Marie-José. « Nous sommes dans un dialogue constructif qui a pour objectif d’apporter des réponses concrètes » C’est là que l’action de la CFTC peut faire la différence. « En tant que syndicat responsable et solidaire, nous avons le savoir-faire ; nous avons développé des méthodes qui nous permettent de mieux répondre aux problèmes de santé au travail. Nous sommes dans un dialogue indéniablement constructif qui a pour objectif d’apporter des réponses très concrètes : gestion de la charge de travail, reprise d’activité et accompagnement post arrêt maladie, handicap et maintien dans l’emploi, etc. », explique Christophe. Chez Western Union Banque, le personnel est particulièrement exposé et souffre de nombreuses incivilités de la part des clients, mais aussi d’un risque non négligeable de braquage et de violences liées à ces incivilités. « Certes, des formations existent pour pallier ces difficultés, mais les collègues ne se sentent pas suffisamment épaulés et formés pour faire face à ces douloureuses situations. Ils n’ont pas d’espace de décompression et de temps d’échange pour prendre du recul auprès une agression. Si l’on sait également que nous sommes tenus par des rendements particulièrement exigeants, ce temps de décompression est loin de voir le jour si nous n’agissons pas dès aujourd’hui. Je crois que nos propositions peuvent faire la différence », nous explique Marie-José. « Une autre difficulté rencontrée par les collègues, c’est l’absence de centralisation forte. Il y a une grande dispersion des agences et des collègues, donc la gestion de la remontée des différentes agressions est plus difficile et leur traitement beaucoup plus compliqué », précise Christophe. Face à ces nombreuses difficultés, certaines entreprises peuvent se sentir seules et démunies pour accompagner au mieux leurs salariés. Un dialogue responsable pour le seul intérêt des collaborateurs avec des représentants comme Marie-José et Christophe permet de mettre en oeuvre des solutions rapidement opérationnelles, en bénéficiant de l’expérience de la CFTC, qui a déjà remporté de beaux succès dans d’autres établissements. Nous sommes organisés pour répondre à ces besoins et pour mutualiser le travail que nous avons effectué ailleurs. « Les attentes sont très fortes pour plus d’humanité dans l’entreprise » « Il me semble que dans un contexte en flux tendu, nos collègues ont besoin de retrouver de l’humanité, ce que le service RH n’est sans doute pas en mesure d’apporter, peut-être par manque de temps et souvent de moyens. Les sujets comme la prévention, le handicap, la souffrance, et beaucoup d’autres liés à la santé au travail méritent ce temps et ces moyens. Notre mobilisation doit être permanente », réagit Marie-José. « Pour agir, nous avons besoin d’être représentés au sein des entreprises » Marie-José souhaiterait que les choses évoluent, c’est la raison pour laquelle elle met toute son énergie dans les élections à venir : « Pour moi cette étape est essentielle : l’envie, l’énergie et les idées sont là, mais mon premier combat, c’est d’être la représentante d’un syndicat en capacité de défendre l’intérêt des salariés sur les sujets de la santé au travail et de les faire reconnaître dans leur engagement quotidien. » MARIE-JOSÉ BAUTISTA contact@cftc-wu.fr CHRISTOPHE MARATRAY christophe.maratray@cftc-sg.net Continue reading “Santé au travail : La CFTC passe à l’action chez Western Union”

RASSEMBLEMENT MARDI 17 DÉCEMBRE 2019

MOT D’ORDRE DE GREVE INTERPROFESSIONNELLE POUR REVOIR CERTAINES MODALITÉS DE LA RÉFORME DES RETRAITES   RENDEZ-VOUS MARDI 17 DÉCEMBRE 2019  A 13H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE – Boulevard Magenta CONFÉRENCE DE PRESSE DES CONFÉDÉRATIONS à 13H30 RASSEMBLEMENT & DÉPART à 14H L’union régionale CFTC Île-De-France couvre par un mot d’ordre de grève tous les travailleurs de la région Île-de-France qui choisiraient de ne pas travailler le mardi 17 décembre 2019 pour se joindre à la journée de mobilisation nationale interprofessionnelle contre certaines modalités de la réforme des retraites. Lors de cette mobilisation, la CFTC demandera : 1 – Le retrait de l’âge pivot tel qu’annoncé par le premier ministre 2 – Une réelle prise en compte de la pénibilité, à la hauteur de ce que vivent les travailleurs. Sur ces bases, nous appelons à la mobilisation de l’ensemble des travailleurs et des jeunes le 17 décembre et nous demandons au gouvernement de ré-ouvrir les discussions pour un système de retraite réellement juste et solidaire. RASSEMBLEMENT CFTC-CFDT-UNSA-FAGE Venez nombreux avec vos chasubles et drapeaux pour une vague bleue https://www.cftc.fr/wp-content/uploads/2019/12/declaration-commune-des-4-organisations.pdf Retrouvez Cyril Chabanier, Président de la CFTC, dans la matinal de LCI   en cliquant ici Retrouvez Pascale Coton, Vice-Présidente de la CFTC en charge des retraites,   en cliquant ici Continue reading “RASSEMBLEMENT MARDI 17 DÉCEMBRE 2019”

Forum CSE Dialogue social Urif-CFTC : LUNDI 24 Juin 2019

(COMPLET) FORUM CSE DIALOGUE SOCIAL : PREPARER LE PASSAGE AU COMITE SOCIAL ET ECONOMIQUE Les ordonnances Macron imposent la mise en place du Comité Social et Economique (CSE) dans toutes les entreprises d’ici fin 2019. Ce passage au CSE, instance unique, constitue un changement profond de la représentation du personnel qui nécessite une anticipation. NB: Cette journée ne rentre pas dans le cadre d’une formation syndicale  PROGRAMME : Les règles sur le CSE : dispositions légales d’ordre public, champ de la négociation, dispositions légales supplétives Les enjeux de la négociation : architecture/compétence/moyens, Protocole d’Accord Préélectoral et accord CSE La place des sujets Santé Sécurité Conditions de Travail (SSCT) La nécessaire anticipation du passage au CSE Le transfert des budgets CE/CSE ORGANISATION DE LA JOURNEE : 9H : Accueil 9H30 : Les grands principes sur le CSE + questions/réponses 10H45 : Pause 11H : La négociation : enjeux, méthodologie, contenu + questions/réponses 12H30 : Repas 13H45 : Les sujets Santé Sécurité Conditions de Travail (SSCT) dans le CSE + questions/réponses 15H : Pause 15H15 : Le transfert du patrimoine du CE et la période de transition + questions/réponses 16H30 : Quizz 17H : Conclusion   INSCRIPTION Informations pratiques 4ème FORUM 2019 DE L’URIF CFTC ET DU CABINET SECAFI : LUNDI 24 JUIN 2019 |  de 9h00 à 17h00 HOTEL BEST WESTERN RONCERAY OPERA 10 Boulevard Montmartre, 75009 Paris (métro Grands Boulevards ou Richelieu-Drouot, lignes 8 et 9) En partenariat avec : Continue reading “Forum CSE Dialogue social Urif-CFTC : LUNDI 24 Juin 2019”

Forum Dialogue social 15 Avril 2019 : Les nouvelles pratiques de négociations

FORUM DIALOGUE SOCIAL : LUNDI 15 AVRIL 2019 L’APPROPRIATION DES NOUVELLES PRATIQUES DE NÉGOCIATIONS Les règles du jeu de la négociation collective ont profondément été bouleversées ces trois dernières années. Le dialogue social concrétisé par des accords constitue un véritable levier de performance mais surtout un puissant moyen de fonctionnement pour les entreprises qui peuvent faire un « droit du travail maison ». Aujourd’hui donc et plus que jamais, la qualité de négociateur d’entreprise implique de mobiliser des réflexes juridiques, tactiques et relationnels.  C’est autour de ces axes de réflexion que cette journée d’échanges est conçue. Son objectif est  d’apporter les outils nécessaires à la compréhension des nouvelles pratiques de négociations afin de mesurer l’impact considérable de la négociation collective sur les conditions de travail des salariés. PROGRAMME : Les objectifs des réformes sociales Le renforcement du poids des responsabilités des négociateurs L’accord de performance collective à la loupe Les accords prévisibles : temps de travail et télétravail Les écueils à éviter ORGANISATION DE LA JOURNEE : 9H : Accueil 9H30 : Début de présentation par le cabinet LIVINGSTONE CE 10H45 : Pause 11H : Reprise de la présentation du Cabinet LIVINGSTONE CE 12H30 : Déjeuner 13H45 : Reprise de la présentation du Cabinet LIVINGSTONE CE 15H : Cas pratique & débats 15H45 : Test de connaissance autour de la négociation collective 16H30 : Correction du test 17H : Conclusion NB: Cette journée ne rentre pas dans le cadre d’une formation syndicale  Quelques images de cette journée …   Informations pratiques 2ème FORUM 2019 DE L’URIF CFTC ET DU CABINET LIVINGSTONE CE : LUNDI 15 AVRIL 2019 |  de 9h00 à 17h00 HOTEL NOVOTEL PARIS VAUGIRARD  257 Rue de Vaugirard – 75015 Paris En partenariat avec :  01.45.15.90.90 contact@livingstoneexpertce.fr Continue reading “Forum Dialogue social 15 Avril 2019 : Les nouvelles pratiques de négociations”

SALON SECOURS ET VOUS : Jeudi 4 Avril au Dimanche 7 Avril 2019

En ce début de mois d’Avril, la CFTC a le plaisir de vous annoncer sa présence au “Salon Secours & Vous” se déroulant à Paris Porte de Versailles
Toujours dans l’optique de vous accompagner au mieux, la CFTC, vous invite à venir à sa rencontre :
Du Jeudi 4 Avril au Dimanche 7 Avril 2019 de 9h à 18h au SALON EXPO SECOURS & VOUS, Porte de Versailles 75015 Paris.
Le stand est situé : PAVILLON 3.1 | STAND D3  | ZONE RISQUES AU TRAVAIL
Alors n’hésitez plus une seconde de plus et venez donc à notre rencontre, nous n’attendons que vous !

POUR TOUTES INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES
Union Régionale CFTC Ile-de-France
01.73.30.42.85 / 86
urif@cftc.fr
128, avenue Jean Jaures
93697 – Pantin Cedex Continue reading “SALON SECOURS ET VOUS : Jeudi 4 Avril au Dimanche 7 Avril 2019”

RENCONTRE AVEC CLAUDIA KOUBA DE LA CPAM77

RENCONTRE AVEC CLAUDIA KOUBA DE LA CPAM77 RENCONTRE AVEC CLAUDIA KOUBA DE LA CPAM77 Le paritarisme, au cœur du travail de la CFTC et des partenaires sociaux. A l’occasion du village CFTC qui s’est tenu à Paris, Place de la République  le 15 novembre dernier, nous avons rencontré Claudia Kouba, suppléante à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Seine et Marne. L’occasion d’aborder avec elle la question du paritarisme. Le paritarisme naît après la Seconde Guerre mondiale. Après le conflit, la France se remet doucement sur pied et commence à organiser la protection sociale de ses citoyens. A partir de 1946, des instances paritaires de concertation sont mises en place à divers échelons de l’administration. Des organismes gérés à parts égales par des représentants patronaux et syndicaux : c’est le paritarisme. Petit à petit, le système s’étend ; assurance chômage, assurance maladie et caisse des retraites pour commencer, puis, l’ensemble des organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) chargés de récolter les obligations financières des entreprises pour la formation. Au final le paritarisme finit par recouvrir l’ensemble de la protection sociale. Pour René Mouriaux, enseignant à l’université de Reims et auteur du livre Le syndicalisme en France, « il représente l’architecture de notre droit social et du droit du travail. » Garantissant l’équilibre entre les intérêts des patrons et ceux des salariés, le paritarisme a permis de sortir d’un schéma de lutte des classes en associant travail et capital, favorisant ainsi une valeur chère à la CFTC : le dialogue. Claudia Kouba, est suppléante à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Seine-et- Marne. Elle en témoigne : « Lorsque nous siégeons à la CPAM, notre objectif principal est de garantir les droits des usagers. Cela passe tout d’abord par le fait de leur assurer un accès aux centres d’accueil de l’organisme. Il y a quelques mois, nous avons dû faire face à un véritable dilemme : pour des raisons budgétaires, l’agence d’Ozoire était menacée de fermeture. Seule option pour les usagers, se rendre à Lagny, une ville située à une vingtaine de kilomètres de là, mais très mal raccordée en transports en commun. Une situation inacceptable à laquelle nous nous sommes fermement opposés de façon collégiale avec les autres syndicats. Une victoire qui m’a prouvé que nous pouvons bel et bien faire pencher la balance ! » La représentante de la CFTC conclut en expliquant les raisons de son engagement : « En France, il y a des gens sans voix, qui ne connaissent pas leurs droits et ne savent pas vers qui se tourner. Notre rôle est de porter leur voix, pour qu’ils soient enfin entendus. » CMC@dmin2019-03-25T10:33:13+01:0025 mars 2019|Actualités, Rencontre| Partager sur les réseaux sociaux facebooktwitterlinkedinreddittumblrpinterestvkEmail Continue reading “RENCONTRE AVEC CLAUDIA KOUBA DE LA CPAM77”