VISION D’AVENIR

Secrétaire général de l’UD 92, Vice-président du syndicat départemental 92 de la métallurgie, membre du bureau de l’URIF CFTC et Conseiller Confédéral, Laurent LHOSTE évoque avec nous les raisons de son engagement à la CFTC et sa vision des actions à mettre en place pour la prochaine mandature.

Embauché chez HP en 1988, son engagement syndical a commencé 2 ans après. Pendant 13 ans, Laurent opte pour cette indépendance qui le caractérise. En 2001, à l’instar de ses collègues, il rejoint la CFTC pour ne plus la quitter.

« J’ai gravi les échelons et les mandats mais j’ai toujours eu à cœur de rester en poste »

Fortement impliqué et engagé dans la défense des salariés, Laurent se souvient que son implication aurait pu lui coûter cher. En témoigne cet arrêt de travail en 2008 lié à un burnout et à l’issu duquel il reprend du service plus remonté que jamais.

« Quand je suis revenu, je n’étais pas complétement remis mais, contre l’avis de mon supérieur qui me conseillait d’abandonner mes mandats, j’ai pris la décision de les conserver et d’être détaché. »

A l’époque, sa section syndicale (500 personnes) lui fait part qu’il serait judicieux d’être mieux représenté du côté du syndicat des métallos des hauts de seine. Nouveau challenge, nouveau défi ! Laurent retrousse ses manches et dans un esprit constructif et bienveillant, il s’engage du côté politique au sein de l’UD avec comme objectif de faire des économies.

En 2 ans, Laurent réalise ce tour de force avec la volonté constante et permanente de respecter ses interlocuteurs et de travailler en équipe. Avec l’appui des sections IBM, HP et Microsoft, il succède à l’équipe sortante et prend la présidence du syndicat de la métallurgie jusqu’en septembre 2020.

« Etre président c’est un travail d’équipe »

Des élections TPE, aux congrès, en passant par les élections professionnelles et les manifestations, Laurent est un homme de terrain qui participe activement au rayonnement du syndicat.

Cette année, avec un poids relatif de 11%, la CFTC a encore une fois contredit les sondages et a progressé en termes de représentativité.

Pour Laurent, ce résultat est avant tout lié à Cyril CHABANIER, aux actions concrètes mises en place et à une communication plus efficace. Jamais il n’a été aussi fier d’être CFTC et d’assister à la dynamique initiée par son nouveau président, à sa capacité à fédérer les structures et rendre plus visible la CFTC dans les médias.

« On se vend mieux, à tous les niveaux et notre présence médiatique est enfin effective »

A la question de savoir ce que la CFTC pourrait faire pour améliorer son rayonnement, Laurent évoque les 3 leviers sur lesquels il agirait.

Face à la multitude d’informations qui circulent quotidiennement, Laurent nous rappelle qu’il est important de faire en sorte que le mouvement soit au courant des dernières informations et des avancées sociales obtenues et négociées. Le rôle que jouent les DS et DSC est essentiel dans le fonctionnement de la CFTC.

« Il est vital pour le mouvement de mieux former et encadrer les DS et s’en servir comme relais avec les sections. »

En complément de ce relai d’informations, Laurent évoque également la nécessité de recréer du lien avec les hommes et femmes politiques et notamment au niveau des structures géographiques.

« Les politiques doivent réaliser que les syndicats sont essentiels et que les représentants du personnel sont les amortisseurs sociaux des entreprises. »

Le second levier sur lequel Laurent pense qu’il est urgent d’agir est celui de la Formation. Avec l’évolution des nouvelles technologies, les formations en ligne sont montées en puissance et permettent aujourd’hui aux adhérents de se former à distance via la plateforme CFTC. Mais la formation en présentiel reste et demeure un outil essentiel sur lequel des efforts sont à fournir et notamment sur la capacité à répondre à la demande. Dans certains départements dynamiques, le nombre de nouveaux adhérents peut atteindre 1000 par an mais même avec la meilleure des volontés, le nombre de stagiaires formés à la FIME est de 75….

« Il faut booster les formations pour être à même de palier à la demande. »

Le 3ème point évoqué par Laurent est celui du développement des UD et de la question épineuse des PAP. Car même si certaines font le job et peuvent compter sur des bénévoles aguerris, la question de la professionnalisation se pose à nouveau.

« Nous avons besoin de commerciaux CFTC, des profils capables d’aller voir les RH pour discuter du dialogue social. »

Cette professionnalisation devant s’accompagner d’un ciblage des entreprises plus précis et d’une meilleure gestion des finances allouées aux UD.

En conclusion, et face aux nombreux défis à relever que pose le syndicalisme de demain, Laurent souhaite rester fidèle à son engagement initial et cette notion de passeur de savoir qui le caractérise.

« Je veux préparer l’avenir en canalisant l’énergie des adhérents, des militants et des sympathisants. Je veux pouvoir les accompagner. Je ne veux pas être un président accroché à son mandat. Je veux être quelqu’un qui sache passer le relais. »

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