PROFESSIONNELS DE LA SANTE, ETRE OU NE PAS ETRE VACCINE ? TELLE EST LA QUESTION…

Lors de son allocution présidentielle du 12 juillet dernier, le président de la République Emmanuel MACRON a précisé que «la vaccination sera rendue obligatoire» à partir du 15 septembre pour les professionnels des «hôpitaux, des cliniques, des maisons de retraite, des établissements pour personnes en situation de handicap, pour tous les professionnels ou bénévoles qui travaillent au contact des personnes âgées ou fragiles, y compris à domicile». À partir de cette date, il a également précisé que «des contrôles seront opérés, et des sanctions seront prises».

La Ministre du travail, de l’Emploi et de l’Insertion, Elisabeth BORNE a précisé le lendemain qu’à partir du 15 septembre, il sera possible de suspendre le «contrat de travail» d’une personne qui ne respectera pas l’obligation de se faire vacciner. Certains allant même jusqu’à évoquer de possibles licenciements après 2 mois de suspension.

Au contact des professionnels de santé, La Fédération CFTC santé sociaux partage avec nous les retours et inquiétudes du terrain, et comment elle aborde cette situation sur un sujet complexe qui touche à la liberté individuelle et aux obligations professionnelles.

« Aujourd’hui, il y a environ 60 % des professionnels de la santé qui sont vaccinés. Certains se demandent si la volonté gouvernementale n’est finalement pas de préserver l’ensemble des troupes pour faire face à cette épidémie et livrer bataille ? »

Alors qu’ils étaient acclamés l’année dernière, les soignants se sentent aujourd’hui stigmatisés. Comment ne pas comprendre ce sentiment, quand on voit qu’au sein des écoles, hauts lieux reconnus de contamination, les enseignements eux ne se sont pas vus imposer pour l’instant une telle mesure ?

La question légitime du « pourquoi moi» flotte dans l’air….

Certains salariés font d’ailleurs part de leur volonté de quitter un métier devenu trop dur et sans reconnaissance….

Entre conditions de travail difficiles, salaires très bas, manque de reconnaissance et horaires de travail à rallonge, les raisons d’un ras le bol sont multiples et compréhensibles. Alors cette obligation vaccinale, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase du SEGUR.

A coup de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, les professionnels de la santé concernés par cette vaccination se livrent à une toute autre bataille, comme France Info l’illustre dans un récent article.

C’est en tout cas loin d’être évident pour la Fédération CFTC santé sociaux de se positionner de manière objective aujourd’hui sur ce sujet très sensible où les désinformations sont légions et entretiennent une scission entre pro et anti vaccination. Sans grand recul sur ce sésame sanitaire, difficile de se faire un avis tranché. Encore une fois, les médias essayent de faire le tri entre info et intox et de rassurer sur le bien-fondé de la vaccination.

« Etre contre le principe d’obligation n’empêche pas d’inciter le personnel de se faire vacciner en expliquant et en étant pédagogue. Car, une fois la loi introduite dans le Code de santé publique, les salariés seront obligés de le faire. »

Face à cette obligation vaccinale aux lourdes conséquences en cas de refus, la Fédération santé sociaux et l’URIF CFTC rejoignent la Confédération dans sa récente déclaration, et demandent que soit reconnue comme maladie professionnelle, toute maladie dont la corrélation avec la vaccination serait avérée.

En attendant, la Fédération CFTC santé sociaux appelle chacune et chacun à être responsable de ses choix et renouvelle son soutien aux professionnels de la santé qui sont encore une fois en première ligne face à ce nouvel ennemi.

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