LE LOGEMENT

AU COEUR DE LA MOBILISATION DE LA CFTC ÎLE-DE-FRANCE

À 59 ans Brigitte Desindes est une femme de convictions et d’engagements. Présidente de l’UD 78 depuis 2013, Brigitte est aux côtés de la CFTC depuis 2007, elle est impliquée au sein de nombreuses commissions et totalement mobilisée sur la question du logement qui est une de ses préoccupations principales.
Nous avons rencontré Brigitte afin qu’elle nous en dise plus sur son engagement et le rôle de la CFTC au sein des commissions paritaires consacrées au logement.

L’engagement syndical était la meilleure façon de faire bouger les choses

Brigitte avant de parler logement pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous avez souhaité rejoindre la CFTC, il y a 12 ans ?
Brigitte Desindes : « Mes convictions et mes valeurs sont proches de celles de la CFTC et à titre personnel j’avais très envie de m’investir au sein de l’entreprise dans laquelle je travaillais à l’époque pour aider les salariés et pour le faire de manière efficace. L’engagement syndical était la meilleure façon de faire bouger les choses, de pouvoir discuter et signer des accords d’entreprise. Adhérer à la CFTC a donc été une évidence pour moi, car j’aime aider les gens, j’aime trouver des solutions et surtout j’aime aller de l’avant. »

Depuis, l’engagement de Madame Desindes ne s’est jamais démenti. En pré retraite de son activité salariée du secteur privé, Brigitte est plus que jamais une femme d’action avec de nombreuses casquettes.

Parlez-nous de vos engagements.
BD : « Il faut savoir que l’engagement syndical est essentiellement bénévole, il marche avant tout sur la force d’une équipe, la capacité de cette équipe à travailler ensemble, à partager un objectif commun. J’aime l’idée de pouvoir créer et entretenir cette dynamique de groupe avec pour seul but de défendre les intérêts des salariés. Notre mission est de trouver des solutions pour des personnes qui ne savent pas comment se faire aider. Sur l’ensemble des sujets, les questions de logements sont récurrentes. Nous sommes là pour les aider. »

Justement pouvez-vous nous en dire plus.
BD : « Je suis membre du CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) c’est une assemblée paritaire qui a une mission consultative auprès des instances politiques de la région. Il ne prend aucune décision, mais émet des avis, par lesquels il participe à l’administration de la région. Au sein du CESER je fais partie de la commission Cadre de vie, Habitat et Politique de la ville. Nous abordons de nombreux sujets liés au logement et la vision que nous en avons à moyen long terme. En ce moment, un de nos sujets importants concerne le logement à loyer intermédiaire ou comment permettre à des salariés avec des salaires moyens d’accéder à un logement social et d’autre part comment mettre en place la mixité sociale. Être au sein de cette commission veut aussi dire que nous avons la chance de pouvoir échanger avec tous les experts du logement. Nous avons donc une information très précise. »

Parallèlement Brigitte fait partie du Conseil Régional d’Action Logement (CRAL), cet organisme reçoit des subventions des entreprises pour l’effort de construction qui doit faciliter l’accès au logement pour favoriser l’emploi. Action Logement participe donc à la dynamique économique locale.

On accompagne les salariés dans leur mobilité professionnelle et résidentielle.

Concrètement quelles actions menez-vous ?
BD : « l’idée est de rapprocher les salariés de leur emploi. On accompagne les salariés dans leur mobilité professionnelle et résidentielle. Nous étudions des dossiers et malheureusement nous ne pouvons répondre à toutes les demandes. Les chiffres parlent d’eux-mêmes par exemple pour Action Logement Île-de-France sur 171 000 demandeurs, 29 300 familles seront logées et 4400 attributions Droit au Logement. »

Le paritarisme au sein de ces organismes est-il important ?
BD : « que ce soit au sein du CESER et d’Action Logement, les syndicats sont représentés. Nous devons tous travailler ensemble, le dialogue social est essentiel et doit s’exprimer. Bien sûr, des divergences existent, bien sûr, nous avons parfois des discussions houleuses, mais en bout d’échange chaque point de vue – syndicat ou patronat – a pu s’exprimer et faire en sorte de trouver un point d’équilibre. C’est ça qu’il faut retenir. »

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?

BD : « plus je suis au coeur des sujets sur le logement plus, je m’aperçois que ce sont des sujets extrêmement complexes. Il y a beaucoup d’acteurs, beaucoup d’intermédiaires bref énormément d’intervenants. Si le sujet est passionnant, il n’est jamais simple et surtout tout prend du temps, mais à la CFTC nous sommes totalement impliqués. »

À la CFTC, notre démarche est constructive et notre voix compte.


La CFTC est un acteur qui compte ?

BD : « naturellement ! Il est essentiel que nous soyons représentés au sein du CESER et d’Action Logement, notre approche de dialogue fait la différence. Nos équipes sont mobilisées dans toutes les instances où nous sommes présents. Notre démarche est constructive et notre voix compte. »

QUELQUES CHIFFRES SUR LA DEMANDE LOCATIVE SOCIALE EN ÎLE-DE-FRANCE

771000 demandeurs franciliens
78000 Entrées dans le logement social
1 demande sur 9 est satisfaite
Entre 3 et 10 ans de délai moyen d’attente