RENCONTRE AVEC CLAUDIA KOUBA
DE LA CPAM77

Le paritarisme, au cœur du travail de la CFTC et des partenaires sociaux.
A l’occasion du village CFTC qui s’est tenu à Paris, Place de la République  le 15 novembre dernier, nous avons rencontré Claudia Kouba, suppléante à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Seine et Marne. L’occasion d’aborder avec elle la question du paritarisme.

Le paritarisme naît après la Seconde Guerre mondiale. Après le conflit, la France se remet doucement sur pied et commence à organiser la protection sociale de ses citoyens. A partir de 1946, des instances paritaires de concertation sont mises en place à divers échelons de l’administration. Des organismes gérés à parts égales par des représentants patronaux et syndicaux : c’est le paritarisme.

Petit à petit, le système s’étend ; assurance chômage, assurance maladie et caisse des retraites pour commencer, puis, l’ensemble des organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) chargés de récolter les obligations financières des entreprises pour la formation.
Au final le paritarisme finit par recouvrir l’ensemble de la protection sociale. Pour René Mouriaux, enseignant à l’université de Reims et auteur du livre Le syndicalisme en France, « il représente l’architecture de notre droit social et du droit du travail. »

Garantissant l’équilibre entre les intérêts des patrons et ceux des salariés, le paritarisme a permis de sortir d’un schéma de lutte des classes en associant travail et capital, favorisant ainsi une valeur chère à la CFTC : le dialogue. Claudia Kouba, est suppléante à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Seine-et- Marne.

Elle en témoigne :
« Lorsque nous siégeons à la CPAM, notre objectif principal est de garantir les droits des usagers. Cela passe tout d’abord par le fait de leur assurer un accès aux centres d’accueil de l’organisme. Il y a quelques mois, nous avons dû faire face à un véritable dilemme : pour des raisons budgétaires, l’agence d’Ozoire était menacée de fermeture. Seule option pour les usagers, se rendre à Lagny, une ville située à une vingtaine de kilomètres de là, mais très mal raccordée en
transports en commun. Une situation inacceptable à laquelle nous nous sommes fermement opposés de façon collégiale avec les autres syndicats.
Une victoire qui m’a prouvé que nous pouvons bel et bien faire pencher la balance ! »

La représentante de la CFTC conclut en expliquant les raisons de son engagement :

« En France, il y a des gens sans voix, qui ne connaissent pas leurs droits et ne savent pas vers qui se tourner. Notre rôle est de porter leur voix, pour qu’ils soient enfin entendus. »

2019-03-25T10:33:13+00:0025 mars 2019|Actualités, Rencontre|