ÇA DEVIENT VRAIMENT PÉNIBLE !

ÇA DEVIENT VRAIMENT PÉNIBLE !

Participation et désintéressement

Pour Frédéric Oudéa, l’épargne salariale constitue la juste récompense de « la performance collective ». Pas de quoi pavoiser si l’on considère le niveau de rémunération financière de 2014 (78,24 M€) et la performance du titre SG et du Fonds E, dont le pourcentage détenu par les salariés ne cesse de se réduire. La volonté de la direction de restreindre le poids décisionnel des salariés est manifeste.

La rémunération financière pour 2015 est en nette augmentation (+22 %), mais on est quand même loin des valeurs de 2007 (114,3 M€) et de 2010 (100,47 M€). La clé de répartition individuelle pour 2015 se calcule sur la base du fixe annuel : 0,71 % pour la participation, et 3,19 % pour l’intéressement auquel s’ajoute la part de la performance journalière de 1,27 €.

Dans l’esprit de la direction, la rémunération financière se « substitue » aux mesures collectives !!! Le moins que l’on puisse dire, c’est que le montant global versé est insuffisant.

Il n’est pas prévu d’octroyer aux salariés un complément d’intéressement, et il n’y aurait pas d’augmentation de capital réservée aux salariés avant 2017…

« Flexisécurité »

Nombreux sont ceux qui se sont étonnés du contenu de la tristement célèbre « Loi travail », tant elle a pour effet une régression des droits des salariés. « La flexibilité, on la voit bien ; la sécurité, pas vraiment ! » nous disait l’un de vous avec une pointe d’humour amer. Ces propositions constituent autant de reculs pour les salariés, que d’avancées pour le MEDEF et les économistes ultra-libéraux.

La nouvelle version, si elle est moins « destructrice » grâce aux amendements que la CFTC a su négocier, reste encore très inquiétante pour le monde du travail. Elle va toujours à l’encontre des avancées sociales acquises de longue lutte. Cette proposition de loi inverse la hiérarchie des normes : les accords d’entreprise pourraient s’appliquer, même s’ils sont moins avantageux pour les salariés que le droit du travail, ouvrant ainsi la porte à un droit social « à la carte » et surtout à la main de l’employeur. Ainsi, nous pourrions observer un recul social considérable au sein de notre entreprise, qui pourrait tenter de faire passer des accords nettement moins protecteurs.

En l’état actuel, ce projet de loi et ses possibles conséquences représentent un recul que nous n’acceptons pas. La CFTC continue à œuvrer à l’amélioration du texte pour qu’il apporte davantage de sécurité aux salariés, notamment sur le plan de la santé et de la médecine du travail, le licenciement économique ou pour inaptitude, le compte personnel d’activité, le recours au principe référendaire…

Pas fiers

Ces derniers jours, il aura été difficile d’éviter le matraquage médiatique suscité par l’affaire des « Panama Papers ». Nous n’allons pas en rajouter. Société Générale et de nombreuses autres banques sont dans la tourmente. Alors, irréprochables ou pas ?

En attendant de le savoir, les salariés se retrouvent encore une fois montrés du doigt, bien malgré eux. C’est atterrant… « Je suis vraiment fatigué, depuis 2008, d’hésiter à dire à mon entourage où je travaille ». Nous aussi !

Le PSE nouveau est arrivé !

Comme nous l’avions évoqué dans ces colonnes il y a peu, la Direction Générale, face aux performances, contraintes par la volatilité des marchés et à la réglementation de plus en plus défavorable aux activités de banque d’investissement, entame l’accélération de son plan d’économie. GBIS est concerné par près de 40 % des 850 M€ d’économies attendues à l’horizon 2017.

Sont impactés MARK/NEW, MARK/CTY, MARK/FIC, GLFI et Lyxor. Près de 130 emplois seraient supprimés dans les activités de marché, « non rentables » aux yeux de la direction. Nous sommes clairement opposés à cette nouvelle offensive et doutons de la nécessité de ces économies supplémentaires au détriment de l’emploi.

La première réunion du Comité d’Établissement se tiendra cette semaine. Continuez à nous faire part de vos interrogations et observations.

Souffrir pour être rentable

Vous avez été nombreux à participer à notre enquête Santé au Travail lancée en janvier dernier – merci.

Les résultats confirment notre perception de la situation de stress dans laquelle beaucoup d’entre vous se trouvent.

Ce sondage est le premier. Il sera suivi d’un second dans quelques mois, afin de pouvoir disposer d’éléments comparatifs permettant de mesurer une amélioration ou une dégradation de la situation.

Voici donc quelques témoignages.

“Ça fait partie du job”

« J’ai peur, mais je dois continuer à travailler : j’en suis malade ! » Peur de l’échec, de ne pas réussir à bien faire son travail. Peur de perdre son travail. « Maigrir pour être rentable ? non, c’est souffrir pour être rentable… » Peur de l’agressivité. Peur de la malveillance. « Parfois je me sens comme une hôtesse de l’air qui doit rester sereine pour rassurer ses passagers… » Un épuisement permanent. « Je me sens inauthentique quand je rassure nos ‘clients internes‘. » Mise en position d’infériorité. « Le client est roi et régulièrement il me méprise ouvertement. » Comme seule justification : ça fait partie du job. « Les réactions de certains sont imprévisibles. » Elles peuvent être violentes ou agressives, ou les comportements artificiels et inadaptés. Et si pour la plupart d’entre nous, les choses vont bien, ou
suffisamment bien, comment réagir face à la souffrance des autres ? « Au contact des collègues qui ont salement morflé, je n’ai pas su comment agir ». En fait, on n’en a pas toujours les moyens, et c’est ce qui est le plus difficile à supporter. « C’est pour ça que j’ai fini par prendre contact avec vous. Mais j’aurais dû le faire avant… »

Si vous vous reconnaissez dans ces propos, sachez que l’assurance ne joue que si elle est souscrite AVANT l’accident. Interpellez vos élus CFTC !

Prenons le temps de se voir et d’échanger, contactez-nous à : chsct.centraux@cftc-sg.net

Statistiques UD Hauts-de-Seine

2019-03-19T05:19:05+00:002 janvier 2019|Actualités, Emploi|